Bouleau jaune : reconnaître sa feuille
Betula alleghaniensis · Famille : Bétulacées · aussi appelé merisier (Québec, usage courant), bouleau des Alléghanys
Le bouleau jaune se reconnaît à sa feuille ovale-oblongue de 6 à 12 cm, finement et doublement dentée, portée par un pétiole velu, et à son écorce jaune bronze qui s’exfolie en frisures fines et bouclées. Grattez un rameau : il dégage une odeur de menthe (salicylate de méthyle).
Mis à jour le 7 novembre 2026
La feuille en un tableau
| Caractère | Description |
|---|---|
| Type | simple |
| Forme | ovale-oblongue, acuminée, base arrondie ou légèrement cordée |
| Bord | doublement denté, dents fines et nombreuses |
| Nervation | pennée, 9 à 12 paires de nervures bien parallèles |
| Disposition sur la tige | alterne, souvent par paires sur de courts rameaux |
| Taille | 6 à 12 cm de long, 3 à 6 cm de large |
| Couleur en été | vert sombre mat dessus, vert jaunâtre dessous, pubescent le long des nervures |
| Couleur en automne | jaune doré |
| Feuillage | caduc |
Comment la reconnaître
- L’écorce des jeunes troncs est jaune bronze à argentée, luisante, et se détache en fines frisures horizontales ; elle devient brune et écailleuse en plaques sur les vieux arbres.
- Les rameaux cassés ou grattés sentent la menthe ou le thé des bois.
- Le limbe est plus allongé que celui des autres bouleaux, avec 9 à 12 paires de nervures régulières.
- Les feuilles sont souvent disposées par deux sur de petits rameaux courts.
- Les chatons femelles sont dressés, ovoïdes et courts (2 à 3 cm), et restent sur l’arbre une partie de l’hiver.
Ne pas confondre avec
Ostryer de VirginieL’ostryer a une écorce en lanières ternes, aucune odeur de menthe et des fruits en sacs papyracés.
Bouleau à papierLe bouleau à papier a une écorce blanc crème en larges feuilles, un limbe plus court et des chatons pendants.
Où la trouver
| Critère | Détail |
|---|---|
| Régions | Indigène au Québec, où il est l’arbre emblème de la province, dans le sud et le centre (érablières à bouleau jaune), dans les Maritimes, en Ontario et dans le nord-est des États-Unis. Absent de France, de Belgique et de Suisse hors arboretums. |
| Milieux | Forêts feuillues et mixtes fraîches et humides, en mélange avec l’érable à sucre, le hêtre et la pruche ; versants ombragés, bords de ruisseaux. |
| Altitude | De la plaine à 800 m environ. |
Au fil des saisons
BourgeonBourgeons ovoïdes, pointus, brun verdâtre, légèrement pubescents ; débourrement début mai.
FeuillaisonJeunes feuilles vert tendre à la mi-mai, chatons mâles pendants en même temps.
AutomneJaune doré dès la fin septembre, en même temps que l’érable à sucre vire à l’orange.
ChuteOctobre.
Bon à savoir
- Toxicité
- Non toxique connue ; les rameaux aromatiques servaient à faire une tisane, à consommer avec modération (le salicylate de méthyle est apparenté à l’aspirine).
- Usages
- Bois dur très apprécié en ébénisterie, parquets et placage ; sève de printemps ; arbre d’intérêt sylvicole majeur au Québec.
- Compostage
- Très bonne : feuilles fines, décomposées en une saison ; excellentes dans le compost domestique ou en paillage de potager.
- Entretien
- Essence forestière de longue vie (150 ans et plus) ; au jardin, préférez un sol frais et ombragé l’après-midi.
Pour aller plus loin
- Étape de la clé d’identification : Feuilles dentées à base symétrique
- Termes du lexique : Oblongue : définition et exemples, Denté : définition et exemples de bords dentés, Acuminé : définition et exemples, Pubescente : définition et exemples