Molène bouillon-blanc : reconnaître la feuille
Verbascum thapsus · Famille : Scrophulariacées · aussi appelé bouillon-blanc, cierge de Notre-Dame, tabac du diable (Québec)
La molène bouillon-blanc se reconnaît la première année à sa large rosette de feuilles épaisses, ovales à lancéolées, entièrement couvertes d’un feutre blanc grisâtre si dense qu’elles semblent en flanelle. La seconde année, les feuilles de la tige se prolongent en ailes le long de celle-ci jusqu’à la feuille inférieure, sous une haute chandelle de fleurs jaunes.
Mis à jour le 7 novembre 2026
La feuille en un tableau
| Caractère | Description |
|---|---|
| Type | simple |
| Forme | ovale-lancéolée, obtuse, rétrécie en pétiole ailé |
| Bord | entier ou faiblement crénelé |
| Nervation | pennée, nervures saillantes dessous |
| Disposition sur la tige | en rosette la première année, alterne et décurrente sur la tige la seconde |
| Taille | 15 à 45 cm pour les feuilles de rosette |
| Couleur en été | gris blanchâtre des deux faces, épais feutre laineux |
| Couleur en automne | la rosette reste grise, les feuilles de tige brunissent |
| Feuillage | rosette persistante en hiver (bisannuelle) |
Comment la reconnaître
- Le feutre blanc couvre les deux faces de la feuille, qui est épaisse, souple et douce comme du tissu.
- Les feuilles de la tige descendent en ailes le long de celle-ci jusqu’à la feuille suivante, ce qui n’existe pas chez la digitale.
- La rosette peut dépasser 60 cm de diamètre et reste plaquée au sol tout l’hiver.
- La tige unique, de 1 à 2 m, porte un épi dense et serré de fleurs jaunes de 2 cm à cinq pétales, de juin à septembre.
Ne pas confondre avec
Digitale pourpreLa digitale est veloutée mais verte dessus, à bord denté et à feuilles non ailées sur la tige ; elle est mortelle, alors que la molène est inoffensive.
Grande consoudeLa consoude a des feuilles vertes, rudes à poils raides, décurrentes aussi, mais jamais feutrées de blanc.
Où la trouver
| Critère | Détail |
|---|---|
| Régions | Fréquente sur les terrains secs de France, de Belgique et de Suisse. Introduite au Québec, où elle est très répandue sur les sols perturbés du sud de la province. |
| Milieux | Friches, talus, carrières, bords de routes et de voies ferrées, coupes forestières ; sols secs, caillouteux ou sableux, en plein soleil. |
| Altitude | De la plaine jusqu’à 1 800 m. |
Au fil des saisons
BourgeonRosette grise au ras du sol pendant l’hiver, pas de bourgeon ligneux.
FeuillaisonRosette dès l’été de la première année, tige fleurie en juin de la seconde.
AutomneFruits en capsules brunes mûrs en septembre ; les feuilles de la tige flétrissent.
ChuteLa plante meurt après avoir grainé ; la tige sèche reste dressée en hiver.
Bon à savoir
- Toxicité
- Plante non toxique pour l’humain et les animaux. Les poils du feutre peuvent irriter la gorge : les tisanes de fleurs doivent être filtrées finement. Les graines contiennent des saponines et ne se consomment pas.
- Usages
- Fleurs utilisées traditionnellement en tisane contre la toux ; plante ornementale de jardin sec appréciée des insectes. Les feuilles sèches servaient de mèches de lampe.
- Compostage
- Les grandes feuilles feutrées se décomposent lentement ; coupez-les en morceaux et mêlez-les à des déchets verts.
- Entretien
- Arrachez les rosettes indésirables avant la seconde année ; coupez la tige après floraison pour éviter des milliers de semis.
Pour aller plus loin
- Étape de la clé d’identification : Feuilles en rosette ou en touffe à la base
- Termes du lexique : Rosette : définition et exemples, Tomenteuse : définition et exemples, Obtus : définition et exemples, Alterne : définition et exemples, Bord entier : définition et exemples