Épilobe en épi : reconnaître la feuille

Epilobium angustifolium · Famille : Onagracées · aussi appelé laurier de Saint-Antoine, osier fleuri, bouquet rouge (Québec)

L’épilobe en épi se reconnaît à ses feuilles alternes, étroitement lancéolées comme celles d’un saule, à bord presque entier et à dessous plus pâle, dont les nervures secondaires se rejoignent en une fine nervure qui court le long du bord. La tige dressée, non ramifiée, de 1 à 2 m, se termine en été par un long épi de fleurs rose pourpre.

Mis à jour le 7 novembre 2026

La feuille en un tableau

Caractéristiques de la feuille
CaractèreDescription
Typesimple
Formelancéolée étroite, longuement effilée
Bordentier ou très finement denté, légèrement ondulé
Nervationpennée, nervures secondaires reliées par une nervure marginale
Disposition sur la tigealterne, en spirale serrée
Taille5 à 15 cm de long sur 1 à 2,5 cm de large
Couleur en étévert foncé dessus, vert bleuté pâle dessous
Couleur en automnerouge orangé puis brun
Feuillagecaduc (vivace à rhizomes)

Comment la reconnaître

  • Retournez la feuille : les nervures secondaires se raccordent à une nervure continue qui longe le bord, un détail rare et très fiable.
  • Les feuilles sont étroites, presque sessiles, et disposées en spirale dense sur toute la tige.
  • La tige, ronde et glabre, souvent rougeâtre, ne se ramifie pas et porte en juillet-août un épi de grandes fleurs roses à quatre pétales.
  • Les fruits sont de longues capsules étroites qui s’ouvrent en libérant des graines à aigrettes soyeuses blanches.

Ne pas confondre avec

Verge d'or du CanadaLa verge d’or a des feuilles à trois nervures longitudinales, dentées, et des fleurs jaunes en panicule.
Asclépiade commune (herbe à la ouate)L’asclépiade a des feuilles opposées, larges, à latex blanc, alors que celles de l’épilobe sont alternes, étroites et sans latex.

Où la trouver

CritèreDétail
RégionsCommun en France dans les régions de montagne et le Nord, plus rare dans l’Ouest et le Midi ; commun en Belgique (Ardenne) et en Suisse. Indigène et très abondant au Québec, où il colonise les brûlis et les coupes.
MilieuxCoupes forestières, brûlis, talus de routes, friches, bords de voies ferrées, éboulis ; sols frais et acides, en plein soleil.
AltitudeDu niveau de la mer jusqu’à 2 500 m dans les Alpes.

Au fil des saisons

BourgeonBourgeons sur les rhizomes traçants, sous la surface du sol.
FeuillaisonPousses rougeâtres en avril-mai, feuilles adultes en juin.
AutomneBelle coloration rouge orangé du feuillage en septembre pendant que les capsules s’ouvrent.
ChuteLes tiges sèches restent dressées en hiver, chargées d’aigrettes.

Bon à savoir

Toxicité
Plante non toxique. Les jeunes pousses, les feuilles et les fleurs sont comestibles ; les feuilles fermentées donnent le thé d’Ivan en Russie.
Usages
Plante mellifère de premier ordre, pionnière des sols brûlés ; emblème floral du Yukon. Au jardin, elle convient aux massifs naturels mais s’étend vite.
Compostage
Les tiges et feuilles se compostent bien ; coupez les épis avant la dispersion des graines.
Entretien
Contenez les rhizomes par arrachage au printemps et supprimez les épis défleuris pour éviter les semis.

Pour aller plus loin

Voir aussi