Orme champêtre : reconnaître sa feuille

Ulmus minor · Famille : Ulmacées · aussi appelé orme commun, ormeau, orme à petites feuilles

L’orme champêtre se reconnaît à sa feuille ovale de 4 à 9 cm, doublement dentée, dont la base est nettement asymétrique : un côté du limbe descend plus bas que l’autre sur le pétiole. Le dessus est lisse et glabre, et les samares rondes et plates apparaissent dès avril, avant les feuilles.

Mis à jour le 7 novembre 2026

La feuille en un tableau

Caractéristiques de la feuille
CaractèreDescription
Typesimple
Formeovale à obovale, acuminée, base asymétrique
Borddoublement denté, dents aiguës
Nervationpennée, 8 à 12 paires de nervures parallèles aboutissant dans les grandes dents
Disposition sur la tigealterne, dans un seul plan sur les rameaux latéraux
Taille4 à 9 cm de long, 2,5 à 5 cm de large
Couleur en étévert sombre luisant et lisse dessus, vert plus pâle dessous avec des touffes de poils aux aisselles des nervures
Couleur en automnejaune d’or
Feuillagecaduc

Comment la reconnaître

  • La base du limbe est franchement asymétrique, un côté arrondi descendant plus bas que l’autre.
  • Le dessus est lisse et glabre, non rude, à la différence de l’orme de montagne.
  • Le pétiole mesure 5 à 12 mm, nettement visible.
  • Les rameaux portent parfois des ailes de liège, et l’écorce des troncs est brun gris, crevassée en rectangles.
  • Les samares, rondes, plates et membraneuses, avec la graine proche de l’échancrure, mûrissent en avril-mai avant les feuilles.

Ne pas confondre avec

Orme de montagneL’orme de montagne a une feuille deux fois plus grande, rude dessus, à pétiole très court caché par le limbe, souvent avec trois pointes au sommet.
Charme communLe charme a une base symétrique, un limbe plissé et des fruits à bractée trilobée ; il n’a pas de samares.

Où la trouver

CritèreDétail
RégionsToute la France, toute la Belgique, Suisse en plaine ; les grands arbres ont presque disparu depuis les années 1970 à cause de la graphiose, et l’espèce survit surtout en haies et en rejets. Au Québec, non indigène, parfois planté sous forme d’hybrides résistants.
MilieuxHaies bocagères, lisières, bords de chemins, forêts alluviales, friches ; drageonne et forme des fourrés.
AltitudeDe la plaine à 1 000 m.

Au fil des saisons

BourgeonBourgeons petits, ovoïdes, brun rouge foncé, alternes, disposés en zigzag ; floraison en touffes rougeâtres en mars, avant les feuilles.
FeuillaisonSamares vertes en avril, feuilles vert tendre fin avril.
AutomneJaune d’or franc en octobre-novembre.
ChuteNovembre.

Bon à savoir

Toxicité
Non toxique connue ; les jeunes samares sont comestibles et le feuillage servait de fourrage.
Usages
Bois dur et résistant à l’eau, jadis pour les moyeux de roues, les pilotis et les affûts ; haies champêtres, écorce médicinale (orme pyramidal).
Compostage
Excellente et rapide : petites feuilles fines, riches en azote, décomposées en quelques mois.
Entretien
La graphiose (champignon transmis par les scolytes) tue les tiges dès qu’elles atteignent 10 à 15 cm de diamètre : recépez les rejets atteints et éliminez le bois mort avec son écorce.

Pour aller plus loin

Voir aussi