Tamier commun : reconnaître la feuille

Dioscorea communis · Famille : Dioscoréacées · aussi appelé herbe aux femmes battues, sceau de Notre-Dame

Le tamier commun se reconnaît à ses feuilles alternes en forme de cœur très régulier, pointues au sommet, d’un vert foncé luisant comme verni, parcourues de nervures arquées qui partent toutes de la base et convergent vers la pointe. La tige fine s’enroule autour de son support sans vrilles ni crampons, et porte en automne des grappes de baies rouges luisantes.

Mis à jour le 7 novembre 2026

La feuille en un tableau

Caractéristiques de la feuille
CaractèreDescription
Typesimple
Formecordée, longuement acuminée, parfois à deux lobes basaux arrondis
Bordentier
Nervationpalmée à nervures arquées convergeant au sommet (3 à 9 nervures)
Disposition sur la tigealterne
Taille6 à 15 cm de long, 5 à 12 cm de large, long pétiole
Couleur en étévert foncé très luisant dessus, plus clair dessous
Couleur en automnejaune vif puis brun
Feuillagecaduc (vivace à gros tubercule)

Comment la reconnaître

  • Le limbe est un cœur presque parfait, verni et glabre, à pointe effilée, dont les nervures partent toutes du pétiole en arcs réguliers.
  • La tige, lisse et fine, s’enroule toujours dans le même sens autour des branches, sans vrilles, contrairement à la bryone qui pousse dans les mêmes haies.
  • Les fleurs jaune verdâtre, minuscules, donnent sur les pieds femelles des baies rouge vif de 1 cm qui persistent sur la tige morte.
  • Au printemps, les jeunes pousses sortent du sol comme des asperges brunâtres à la pointe recourbée.

Ne pas confondre avec

Bryone dioïqueLa bryone a des feuilles lobées, mates et rudes, et grimpe grâce à des vrilles ; ses baies rouges sont portées par grappes plus courtes.
Lierre grimpantLe lierre a des feuilles coriaces persistantes, lobées sur les tiges rampantes, et se fixe par des racines-crampons ; ses fruits sont noirs.

Où la trouver

CritèreDétail
RégionsCommun dans toute la France, surtout dans l’Ouest et le Midi, présent en Belgique et dans les régions douces de Suisse. Absent du Québec.
MilieuxHaies, lisières, bois clairs, ripisylves, buissons de bord de chemin ; sols riches et frais.
AltitudePlaine et collines, jusqu’à 1 200 m.

Au fil des saisons

BourgeonGros tubercule noirâtre enfoui à 20 à 50 cm ; rien de visible en hiver.
FeuillaisonPousses en mars-avril, feuilles étalées en mai, tiges de 2 à 4 m en juin.
AutomneJaunissement vif en septembre-octobre, baies rouges bien visibles.
ChuteChute en octobre ; les tiges sèches gardent leurs baies une partie de l’hiver.

Bon à savoir

Toxicité
Les baies rouges et le tubercule sont toxiques : saponines et cristaux d’oxalate brûlent la bouche et provoquent vomissements et diarrhées ; le jus du tubercule irrite fortement la peau. Les jeunes pousses, consommées cuites dans le Sud-Ouest (respounchous), sont amères et déconseillées en quantité (à vérifier). Tenez les baies hors de portée des enfants et des animaux.
Usages
Le tubercule frotté sur les ecchymoses lui a valu son nom d’herbe aux femmes battues, usage ancien à ne pas reproduire.
Compostage
Feuilles et tiges se compostent ; écartez les baies.
Entretien
Déterrez le tubercule avec des gants si la liane envahit une haie fréquentée par des enfants ; sinon coupez les tiges avant la maturité des baies.

Pour aller plus loin

Voir aussi